Nous nous trouvons souvent menés à assumer un engagement, que ce soit par obligation, par devoir ou encore par choix. Ce ne sont pas les exemples qui manquent : une nouvelle relation, avoir un bébé, une offre d’emploi, un stage à l’étranger, orientation post-bac, adhérer à un parti politique, militer au sein d’une association, etc. La plupart des gens éprouvent une certaine inquiétude, voire même une angoisse au moment de faire le premier pas : la peur de l’engagement. Une peur humaine, trop humaine. Gérer la peur de l’engagement est possible à condition d’en saisir les causes et de chercher –vraiment- des solutions adéquates.

La peur n’est pas toujours une réaction négative

Avoir peur de s’engager dans une nouvelle « aventure » est tout fait légitime et normal à condition que cela ne nous paralyse pas et nous empêche d’aller en avant. Ce sentiment n’est pas forcément un signe de faiblesse et peut tout simplement signifier que :
-Vous êtes quelqu’un de responsable
Vous ne prenez pas les choses à la légère et vous cherchez toujours à assurer. Vous êtes bien conscient qu’un engagement-quelle qu’en soit la nature- comprend des contraintes, des obligations et parfois même des risques. Vous pensez aussi à l’impact de cet engagement sur votre entourage (compagnon, famille, partenaires).
-Vous êtes une personne rationnelle
Vous pesez le pour et le contre avant de vous lancer dans un projet ou une aventure. Une évaluation objective des « gains » et des « pertes » est une étape que vous considérez indispensable. Vous voulez être sûr de la concordance entre vos compétences et les exigences de ce nouvel engagement.
-Vous êtes humain !
Oui, nous humains nous avons souvent tendance à nous méfier de la « nouveauté » ! Nous pensons aussi que l’engagement restreint notre liberté et nous oblige à respecter plusieurs contraintes. Ce n’est pas toujours faux, mais apprenons à relativiser !

Remonter aux origines du problème

Saisir les causes de cette peur, c’est déjà la moitié du chemin ! Les facteurs qui augmentent la peur de l’engagement et peuvent la transformer en « handicap » sont nombreux :
-Le manque de confiance en soi
Non, je ne peux pas ! Je ne me sens pas capable d’assumer ! C’est très difficile, très encombrant, très exigent pour moi ! Cela dépasse mes compétences ! Je peux bien m’arrêter au milieu du chemin et (me) décevoir les autres. Ainsi parlaient les personnes qui se sous-estiment tout le temps .
-Les déceptions passées
Pourquoi s’engager de nouveau alors que la dernière fois ça n’a pas marché ? Non merci, pas besoin d’un nouvel échec. Je ne me suis pas encore remis de la dernière déception et je ne veux en aucun cas revivre cette expérience. C’est comme ça que pensent beaucoup de personnes qui ont subi des échecs douloureux.
-Le manque d’expérience
Je ne sais même pas ce qu’est le travail qu’on me propose ! Je n’ai aucune expérience avec les femmes/hommes. Comment m’imposer et m’intégrer au milieu de gens que je ne connais pas ? Ce sont souvent les « premières fois » qui sont les plus angoissantes!

Rassurez-vous, Les solutions existent !

Elles ne sont pas magiques mais elles peuvent bien être efficaces :
Faites-vous confiance !
L’estime de soi et la confiance en soi sont parmi les clés de la réussite les plus importantes. Le problème est que ce ne sont pas des dons innés ou éternels : ça se travaille ! Commencez par être positif : ne succombez pas dans le masochisme et essayez de mettre en valeur vos qualités et compétences. Oui, vous avez des défauts et des faiblesses, mais vous n’êtes pas un raté ! Répétez cet exercice plusieurs fois par jour. Attention : développer l’estime de soi ne signifie pas se surestimer, cela peut engendrer des effets contraires. Avant d’accepter un engagement, énumérez les responsabilités et les conséquences que vous devrez assumer puis décidez-objectivement et sans défaitisme- si vous êtes prêt ou non. Lorsque vous vous lancez dans une nouvelle expérience, faites des petits pas sûrs plutôt que des sauts dans l’inconnu. Ce sera un peu lent au début mais vous avancerez et cela augmentera votre confiance en soi.
-Essayez d’en savoir plus !
Nous avons souvent peur de ce que/qui ne connaissons pas. Essayons alors de s’en approcher, de mieux le cerner, d’en savoir plus. Lorsqu’il s’agit d’une personne, c’est souvent une question de temps ! Si l’engagement concerne une carrière professionnelle, il y a les stages, les formations et bien sûr la documentation. Pour tout ce qui est politique et associatif, consulter les programmes, contactez les militants, assistez aux meetings et débats, etc.
Dialoguez, communiquez !
Au lieu d’essayer de refouler votre peur à tout prix, exprimez-la ! Au lieu de rester « coincé » tout seul, dirigez-vous vers les autres, surtout ceux qui sont « impliqués » dans votre engagement. Parlez à votre conjoint(e)/partenaire/collègue/employeur/ami et expliquez-lui vos angoisses. Essayez de trouver des solutions ensemble. Parfois, un tout petit conseil peut tout changer.
Gardez l’espoir !
Vous pensez que vous êtes le seul à avoir vécu une mauvaise expérience ? Détrompez-vous, cela arrive à tout le monde depuis la nuit des temps ! Rappelez-vous tous ces hommes d’affaires, inventeurs, sportifs , artistes, écrivains, politiciens et bien d’autres célébrités qui ont subi plusieurs échecs avant d’accéder à la gloire ! Demain est un autre jour ! Chaque nouvelle expérience à son propre contexte. On apprend de notre passé sans pour autant en rester prisonnier.

Récapitulons

Il ne faut pas avoir peur de la peur de l’engagement. Ce n’est pas une « maladie incurable » ! Il s’agit plutôt d’une réaction normale que vous devez gérer. Pour y arriver il faut faire le bon diagnostic et commencer à envisager des solutions. Ce ne sera pas toujours facile mais à « force de forger.. ». Acceptez l’idée que les engagements, les responsabilités ainsi que les décisions difficiles ne sont pas des options mais plutôt une partie intégrante de la vie de l’être humain. La confiance en soi n’est pas une formule ou une baguette magique mais c’est une condition essentielle pour évoluer et réussir. Soyez positif et optimiste tout en restant objectif et réaliste.

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