Quel que soit votre âge, vous ressentez parfois un grand vide mémoriel. Vous vous dites : « Je l’ai pourtant sur le bout de la langue ! » Vous tentez des associations avec d’autres souvenirs qui pourraient entraîner la résolution de ce grand mystère. En effet, pourquoi ce mot-là, ce nom d’artiste, ce lieu que vous avez visité restent-ils perdus dans les limbes de votre mémoire ? Parfois, il suffit de laisser reposer et vous retrouvez ensuite le mot ou le nom qui vous échappait il y a peu.

Ce phénomène désarmant qui nous conduit à penser que nous perdons tout simplement la mémoire ou encore que nous sommes frappé par une maladie dégénérative comme la maladie d’Alzheimer, est fréquent. Cette incapacité à évoquer certains souvenirs, que l’on croit pourtant très proches, nous plonge dans le désarroi. C’est un pan de notre vie ou de nos connaissances qui s’ébranle. Parfois, on craint que tout l’édifice ne vienne à vaciller et que notre mémoire ne s’émiette. Ce malaise peut nous conduire à nous considérer comme handicapé et incapable de mener à bien un projet conditionné par un apprentissage. C’est le cas de jeunes adultes qui décident de reprendre des études après des années d’interruption. De nouvelles stratégies cognitives sont alors nécessaires à mettre en place pour retenir des données. Car la mémoire n’est pas un contenant que l’on peut remplir indéfiniment. Elle nécessite un entretien constant. En effet, les informations que nous collectons sont incessantes et c’est notre mémoire qui est chargée de faire le tri.

Différentes strates de mémoire

Il faut tout d’abord se rappeler que nous possédons plusieurs strates de mémoire qui fonctionnent comme celles d’un terrain.
Il y a tout d’abord la mémoire sensorielle qui concerne tout ce que nous captons au niveau de nos sens. Elle ne reste active que quelques millièmes de secondes. Elle peut cependant, comme dans le cas célèbre de « La Madeleine de Proust » resurgir et éveiller des souvenirs qui lui sont attachés. Elle peut aussi être développée au moyen de pratiques comme la méditation pour ressentir tous les sons, les lumières, la chaleur qui nous environnent. Cette méthode permet notamment d’exercer son rapport au monde en le rendant plus actif.
La seconde couche est la mémoire à court terme qui conserve les informations perçues pendant au moins une minute. C’est elle qui rend possible la mémorisation d’une information, d’un numéro de téléphone ou d’un trajet à effectuer. Notre capacité à lire et à mémoriser les phrases que nous venons de lire est tributaire de son fonctionnement.
Enfin la mémoire à long terme est celle qui contient tout ce que nous voulons garder de manière indélébile. C’est une sorte de « melting pot » qui va conserver ce que nous avons fait la veille et que nous voulons marquer d’une pierre blanche par exemple. C’est aussi dans ce creuset que notre mémoire engrange toutes nos connaissances. Que ce soient les règles grammaticales, les poèmes appris par cœur ou les dates des événements historiques, c’est là que vous les retrouvez. C’est pourquoi il est nécessaire de réactiver cette strate qui se trouve enfouie sous des informations de moindre importance mais qui s’accumulent avec l’âge. C’est dans cette partie de notre mémoire que sont également retenus tous nos savoir-faire, comme monter à bicyclette, taper sur un clavier et toutes ces autres connaissances que nous n’utilisons pas forcément quotidiennement.

Des exercices variés et ludiques

Pour pallier les difficultés liées à la mémoire et entraîner son cerveau à réagir plus rapidement et à établir des connexions, il est recommandé de pratiquer des exercices d’entraînement quotidiennement. En dehors de la lecture évidemment et des mots croisés ou autres activités ludiques basées sur l’intuition et la concentration, de nombreux outils sont proposés à celles et ceux qui souffrent de ces déficiences temporaires et veulent stimuler leur mémoire. Il s’agit évidemment de la mémoire à court terme, cependant certains d’entre eux, notamment les tests portant sur les connaissances historiques viennent chercher des connaissances acquises pendant les premières décennies de votre existence.
On peut citer les jeux qui consistent simplement à mémoriser des listes en un temps imparti. Pour les rendre plus amusantes, on peut varier ces énumérations et proposer des recettes, des compositions de cocktails,…
Il existe également des exercices de classements qui visent à retrouver un ordre.
Les jeux d’associations sont très nombreux et consistent à apparier des éléments, ou encore le regrouper quand ils sont plus nombreux.
Les jeux fondés sur l’intuition et la logique permettent d’entraîner aussi les capacités cognitives. Après avoir observé des séries, il s’agit en général de les poursuivre en appliquant des principes de logique.
Vous pouvez aussi vous adonner à des associations de proverbes. Il faut trouver le début ou la fin d’une sentence particulièrement connue.
Tous ces tests pratiqués régulièrement sont des stimulants particulièrement positifs pour notre cerveau et notre mémoire. Ils procurent par ailleurs un effet d’accomplissement qui renforce notre confiance en nous-mêmes.

Alors, ne dites plus jamais, j’ai la mémoire qui flanche !

Newsletter